Mme F.E. Pillet, journaliste, chroniqueuse, rédactrice de critiques de films…et aussi en dialyse depuis 13 ans

Avatar Bernadette Gombert le 29 juin 2014

Mme F.E. Pillet. Photo: www.fifog.com

   Firouz-Elisabeth Pillet a baigné dès son enfance dans l’univers cinématographique,    s’initiant au septième art à travers les films de  Jacques Tati, Bernard Blier, Marcel carné,  Jean Renoir. Elle a étudié l’histoire du cinéma  et du théâtre auprès de l’Università per  Stranieri di Perugia (Italie). Elle a une licence ès lettres et littérature en espagnol de l’université de Genève dont le travail de mémoire était consacré à la création d’un langage filmique lors des adaptations littéraires au cinéma. Elle est très  active malgré son insuffisance rénale  chronique. Elle est en dialyse depuis 13  ans, 2 ans de dialyse péritonéale puis  11    ans  d’hémodialyse. Elle attend la  transplantation, ce qui ne l’empêche pas  d’être dynamique dans sa vie professionnelle  et familiale. Elle était présente au Festival du Cannes, elle a beaucoup travaillé, vu plein de films et fait des interviews. Tout cela en allant en dialyse 3 fois par semaine à Antibes.Voici le compte-rendu qu’elle a  fait pour nous sur le palmarès du Festival de Cannes 2014. Merci beaucoup, chère Mme Pillet.

« La 67e édition du Festival de Cannes, plus important rendez-vous au monde du septième art, s’est déroulée du 14 au 25 mai 2014 au Palais des festivals sur la Croisette. La présidente du jury était la cinéaste néo-zélandaise Jane Campion et le maître de cérémonie, le comédien et chanteur d’opéra français Lambert Wilson.

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Jane Campion est la seule réalisatrice lauréate de la Palme d’or (pour La Leçon de piano), la première cinéaste détentrice de la Palme d’or du court métrage (pour An Exercise in Discipline – Peel) et par ailleurs l’unique personnalité du cinéma à avoir reçu ces deux distinctions. Elle fut présidente du jury des courts métrages et de la Cinéfondation en 2013.

Lors de la cérémonie de clôture, Nuri Bilge Ceylan, qui règne en maître incontesté du cinéma turc contemporain, a remporté la Palme d’or pour son film Winter Sleep, huis-clos psychologique ardu et contemplatif de 3h16 se déroulant dans un hôtel d’un village d’Anatolie ; cette palme d’or a été jugée « élitiste » par nombre de journalistes et de professionnels du cinéma. Xavier Dolan et Jean-Luc Godard, respectivement 25 et 83 ans, ont décroché, quant à eux, le prix du jury.

Les prix d’interprétation sont revenus à l’Américaine Julianne Moore pour son rôle d’actrice hollywoodienne hystérique et sur le déclin dans Maps to the stars, fresque acerbe du Canadien David Cronenberg et au Britannique Timothy Spall pour sa performance exceptionnelle dans Mr Turner, de Mike Leigh, dans lequel il incarne le peintre maître de la lumière, consumé par son art.

Dans un palmarès qui honore à la fois la jeune génération et ses aînés, le Grand Prix, considéré comme une Palme d’or bis, est revenu au film italien Le meraviglie de l’actrice et réalisatrice Alice Rohrwacher, 32 ans. Son film raconte comment l’irruption d’un jeune délinquant et d’une émission télévisée change la vie d’un couple d’apiculteurs en quête de pureté, vivant avec ses quatre filles en marge de la société.

L’Américain Bennett Miller, 47 ans et nommé aux Oscars 2006 pour son premier film Truman Capote, est reparti avec le prix de la mise en scènepour Foxcatcher, un drame des années 80 où un riche milliardaire (Steve Carell) prend sous sa coupe deux frères lutteurs (Channing Tatum et Mark Ruffalo). Le prix du scénario est allé aux Russes Andreï Zviaguintsev, également réalisateur, et Oleg Negin pour Leviathan. Ce film, qui dénonce la corruption et un Etat omnipotent, raconte le destin d’un garagiste dont la vie dans une petite ville au bord de la mer de Barents, bascule quand le maire, corrompu jusqu’à l’os, jette son dévolu sur la maison et le terrain de Kolia pour un projet immobilier. Lors de la conférence de clôture, le jury de Jane Campion a précisé avoir apprécié la dimension biblique, et non politique, de ce film, sans doute pour éviter le courroux de Monsieur Poutine.

Cette 67e édition est marquée par la fin de la présidence de Gilles Jacob qui, en qualité de délégué général puis de président depuis 2000, et qui a régné sur la destinée du Festival durant 38 ans. »

F.E. Pillet

Sources: www.clap.ch/profil/48/firouz-elisabeth-pillet.html

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