Vacances de Madame L, hémodialysée

Avatar Bernadette Gombert le 25 janvier 2016
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Madame L. Photo HUG

Madame L, aime voyager, elle vit à Genève avec son mari. L’hémodialyse, commencée en octobre 2013 a changé sa vie. D’abord déprimée par la maladie chronique, elle a mis plusieurs mois à s’adapter et à retrouver la joie. Elle vient très régulièrement à ses dialyses, ainsi son état de santé est bon, et ressent peu la fatigue. Elle a donc décidé de ne pas laisser la maladie diriger sa vie. Maintenant, c’est elle qui décide ce qu’elle veut faire. Il y a des centres de dialyse partout dans le monde. Elle tient à rester en Europe. Madame L  a fait 2 voyages en 2015, l’un à Nice en France et l’autre à Senigallia, à côté d’Ancône en Italie. Cette gentille patiente, le plus souvent souriante nous apporte le témoignage de ses vacances.

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L’hôpital Pasteur à Nice, en France, le centre de dialyse. J’y ai séjourné en Juin 2015. Photo: Docvadis.fr

 » A Ancône, où je suis restée quinze jours, j’ai fait 12 hémodialyses. Pour organiser mon voyage, j’ai cherché sur le livre « Eurodial » le centre de dialyse le plus proche de mon lieu de vacances. Ensuite je les ai contactés pour savoir si je pouvais venir dialyser chez eux en juillet. Après leur réponse positive, c’est mon centre de dialyse habituel aux Hôpitaux Universitaires de Genève qui a fait le nécessaire pour que mon dossier médical soit envoyé à Ancône. Les médecins  appellent cela un « travelling ».

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A Ancôna, je séjournais avec mon mari à Senigallia au bord de la Mer Adriatique, pour les vacances, à 30 mn environ en voiture du centre de dialyse. (carteLonelyplanet.fr)

L’équipe Italienne m’a accueillie très cordialement, les infirmières et médecins en dialyse ont l’habitude des touristes. J’ai de suite été rassurée par les lieux, assez neufs, modernes et avec les mêmes machines de dialyse qu’à Genève. Il n’y a pas eu de problèmes de langue car mon mari est Italien. De plus grâce au « travelling » envoyé par les Hôpitaux Universitaires de Genève, les infirmières avaient tous les renseignements (bain de dialyse, vitesse de pompe à sang, anticoagulation du circuit, et traitement médicamenteux..etc) Jamais je n’ai été inquiète, ni sentie mise de côté même si je n’ai pas eu beaucoup de contact avec les autres patients, juste Buongiorno, Grazie et Ciao. Toutes les dialyses se sont bien passées.

Comme à Genève, une collation de petits sandwichs protéinés sont distribués  à la moitié de la dialyse. Cela m’a rappelé qu’en Italie, les patients de dialyse ont les mêmes soucis que chez nous.

J’ai vraiment pu profiter de mes vacances. Pendant mes séances, mon mari bénéficiait de la plage, de la mer et il revenait me chercher.

Je voudrais vraiment dire à toutes les personnes en hémodialyse, qu’elles peuvent voyager si leur néphrologue les autorise, ça fait beaucoup de bien au moral. Aidez-vous du Guide Eurodial qui est l’annuaire qui répertorie les centres de dialyse à travers le monde, présentés pays par pays, ou par région du monde. »

image: idotourisme.fr

image: idotourisme.fr

merci à Madame L pour son témoignage encourageant

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Publié par Bernadette Gombert

2 commentaires

  1. Avatar
    Christine Chapuisat 25 janvier 2016 à 9 h 37 min

    Chère Madame,

    Je souhaite arrêter l’abonnement aux articles. En effet, mon mari qui était en dialyse à l’hôpital est décédé. Merci pour toutes ces informations et je vous adresse mes cordiales salutations.

    Christine Chapuisat

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    1. Avatar

      Bonjour Madame, je n’arrive pas à résilier moi-même votre abonnement. Essayer d’aller en bas de l’article et cliquer sur:

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      J’espère que ça fonctionnera
      bonne soirée
      Bernadette

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