Sauver des vies en favorisant le don d’organes

Pascale Lefuel Pascale Lefuel le 30 novembre 2017

Le 13/11/2017 s’est déroulé le « Forum Anne SEXTON », organisé par l’association « EntraideRein ». Le professeur P.Y MARTIN a ouvert la séance en abordant la situation actuelle concernant la loi sur la transplantation. Il nous a éclairés sur la différence entre le consentement EXPLICITE et le consentement PRESUME. Un parallèle entre les différents pays de la communauté européenne a été exposé, nous permettant de comprendre l’utilité de revoir cette loi malgré la complexité du sujet. Les 6 pays avec le plus de donneurs d’organes sont ceux qui ont adopté la loi sur le consentement présumé.

Aujourd’hui en Suisse est appliquée la loi Fédérale sur la transplantation basée sur le consentement explicite. Celui-ci s’effectuant via une carte de donneur, de directives anticipées ou par le consentement des proches selon la volonté présumée du défunt. Le don d’organe et des tissus n’est pas possible sans consentement documenté. Il n’existe actuellement aucun registre. (Art.119a, al.1 et 2, de la constitution.) (https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/20010918/index.html).

Pourquoi modifier la loi actuelle ? Pourquoi adopter l’application du « consentement présumé » ?

C’est ce que nous a permis de comprendre Julien CATTIN, Président de la commission don d’organe JCI (Jeune chambre internationale Riviera, le mouvement des jeunes citoyens entreprenants) et Président du comité d’initiative : « Sauver des vies en favorisant le don d’organes ». Elan de solidarité soutenu par la Fondation Swisstransplant, dont le Président est Pierre-Yves MAILLARD, Président du conseil d’Etat du canton de Vaud et Chef du Département de la santé et de l’action sociale à Lausanne, et le directeur Pr Franz IMMER.

Cette initiative a pour but :

  • De sauver des vies (en 2016, le taux de refus était supérieur à 60%),
  • Augmenter la sécurité du choix de chacun,
  • Respecter la décision des défunts (liberté de décision = droit fondamental),
  • Décharger les proches (les entretiens avec les proches continueront à avoir lieu de la même manière),
  • Solliciter l’avis de la population (85% de la population suisse est favorable au don d’organes),
  • Eviter le don automatique.images don d'organe

Un registre officiel devrait être créé pour les personnes qui se décident contre le don d’organe. Aujourd’hui ce droit de parole par « procuration des proches » est connu sous le nom de « modèle étendu ». Prendre une décision pour les proches représente une lourde épreuve et ce souvent dans un contexte déjà douloureux. Une campagne d’information via les réseaux sociaux, et internet, a été lancée, de plus une stratégie de récoltes de signatures est mise en place.( https://www.swisstransplant.org/fr/don-dorganes-transplantation/initiative-populaire/).

 

Après diverses questions permettant un échange entre les intervenants, les patients et leurs familles, la soirée s’est terminée sur une note positive et empreinte d’espoir.

Nous remercions, Christophe MAUDUIT, président de l’association entraide rein et tous les membres de l’association, la Dresse Karine HADAYA et le Pr Pierre-Yves MARTIN, ainsi que tous les patients qui ont permis cette réunion.

Article écrit par Ada YAMANI (infirmière de Néphrologie HUG)

 

 

Pascale Lefuel

Publié par Pascale Lefuel

Infirmière spécialiste clinique de néphrologie.

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