Le coronavirus et médecine de transplantation

Pascale Lefuel Pascale Lefuel le 17 mars 2020

 

Jean VILLARD, Prof. en Immunologie clinique et immunologie de transplantation, nous livre quelques explications sur le coronavirus.photo format identité du professeur Jean VILLARD

 

 

Le coronavirus est une famille de virus qui habituellement cause un refroidissement banal. Une nouvelle souche de ce virus est apparue il y a quelques mois en Chine. La maladie qui en découle se nomme COVID-19 (pour Coronavirus disease 2019 ) et elle est dûe au virus SARS-CoV-2 (pour severe acute respiratory syndrome 2 virus). Ce virus provoque une maladie respiratoire (analogue à la grippe) avec des symptômes comme la toux, la fièvre et, dans les cas les plus sévères, une pneumonie. Pour l’instant il n’y a pas de traitement spécifiques ni de vaccin.

Comme cette souche de coronavirus est nouvelle, on estime qu’il n’y a pas d’immunité préalable dans la population ce qui peut conduite à des formes sévères de la maladie en particulier pour les groupes de population à risque comme le sont les patients sous immunosuppresseurs.

Le nouveau coronavirus 2019 se propage essentiellement par contact avec une personne infectée, lorsqu’elle tousse ou éternue, ou par l’intermédiaire des gouttelettes de salive ou de sécrétions nasales. On peut s’en protéger en se lavant fréquemment les mains, en évitant de se toucher le visage et en maintenant une distance spatiale.

Cette épidémie se propage très rapidement dans notre pays et ceux qui nous entourent, ce qui explique les mesures de protection prisent par nos autorités, afin de protéger spécifiquement les populations à risques.

Il n’y a actuellement pas de données qui démontrent que l’infection serait plus sévères chez les patients transplantés, mais nous savons bien que les virus en général sont habituellement associés à des maladies plus sévères dans cette catégories de patients.

Cette une situation très stressante pour beaucoup de patients et de bien portants, mais en appliquant les mesures préconisées l’épidémie pourra être contenue et finira par régresser.

Les patients transplantés connaissent bien ces situations puisque lors des épidémies de grippe, ils savent comment se protéger, en évitant les contacts, en mettant un masque, en se lavant régulièrement les mains. La notion de distance spatiale (ou sociale comme dises certains) est plus nouvelle, pas forcément facile à appliquer, mais c’est un élément essentiel pour éviter toute contamination et toute propagation.

Afin d’éviter tout déplacement inutile il serait préférable de repousser les consultations non urgentes et de pratiquer les consultations par téléphone avec discussion des résultats. Cela vous sera proposé par votre néphrologue traitant.

En cas de problème, les structures hospitalières ambulatoires et stationnaires sont complètement opérationnelles comme d’habitude, il n’y aura aucun délai dans la prise en charge si besoin.

N’hésitez pas à poser des questions sur le blog.

Pascale Lefuel

Publié par Pascale Lefuel

Infirmière spécialiste clinique de néphrologie.

2 commentaires

  1. Avatar

    merci pour cette synthèse claire et précise qui sera sans doute utile.

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